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Fondatrice avec les présidents de 14 entités territoriales de l’OTRE, administratrice au conseil d’administration,
Vice-présidente de l’OTRE depuis 2008, membre du comité de direction,
Présidente de l’OTRE Béarn depuis 2008, membre de l’OTRE Aquitaine, présidente de l’OPTL Aquitaine,
Associée dans une entreprise de transport routier de marchandises spécialisée en vrac depuis 1995.
Les administrateurs de l’OTRE m’ont confié le mandat de Présidente de l’OTRE. J’en mesure la responsabilité. J’en pressens le devoir.
Je veux rendre un hommage sincère et appuyé aux deux présidents auxquels je succède en vous invitant à regarder le chemin parcouru, ensemble, depuis la création de l’OTRE.
Durant ces quatre dernières années, et dans des circonstances pas toujours aisées, Bernard LATASTE a su incarner une OTRE très présente au niveau national et renforcée territorialement. Sous son mandat, l’OTRE a retrouvé sa représentativité. Chacune et chacun ne peut que le remercier pour tout le travail réalisé.
Ce travail, nous l’avons collectivement accompli, dans la lumière ou dans l’ombre, et nous avons contribué à faire de l’OTRE ce qu’elle est aujourd’hui. J’en suis l’une des dépositaires. Je vais maintenant m’attacher comme Présidente à poursuive la route initiée, sous la conduite de mes deux prédécesseurs.
Je suis profondément attachée à notre profession sur laquelle planent aujourd’hui des menaces inquiétantes. Mon expérience professionnelle, mes combats et mes engagements pour elle ont toujours été guidés, par la conviction que j’ai de la noblesse de ces métiers difficiles et exigeants du transport.
De plus, son utilité dans la vie de notre pays, son implication économique, sa capacité de développement social et technologique, en font une activité que je me suis toujours résolue à défendre « bec et ongle ».
Présider l’OTRE est un honneur, doublé d’une charge, c’est surtout une responsabilité. Je souhaite l’assumer autour de propositions d’actions que je veux résumer autour de trois verbes : structurer, développer, affirmer.
L’OTRE doit impérativement continuer de se développer pour accroître son influence, ses moyens humains et matériels. Elle doit dans le même temps se structurer pour rester aux plus près de ses adhérents et répondre à leurs attentes.
La force de notre organisation est son réseau de professionnels mais aussi les multiples et diverses compétences de ses permanents, la proximité avec nos adhérents que nous accompagnons au quotidien. Ce réseau est un atout et il est envié… Si chaque syndicat territorial a sa spécificité du fait de son histoire locale ou de son héritage, je suis garante de notre cohésion.
Structurer, c’est rendre le fonctionnement plus efficace, c’est permettre le développement de notre organisation.
Développer l’OTRE, c’est assurer son positionnement sur l’échiquier des organisations professionnelles du transport, tout en garantissant et en accroissant son audience.
Il nous faut poursuivre la défense d’une politique, fondée sur l’expérience professionnelle et technique de nos chefs d’entreprise adhérents.
Les professionnels doivent demeurer les acteurs et la préoccupation permanente de notre réflexion, des positions et des revendications que nous portons au plan national.
Il nous faut créer et renforcer les espaces de réflexion et de décision de chacun de nos métiers du transport : marchandises, voyageurs, déménageurs, sanitaires, etc.
Véritables lieux d’échanges, laboratoires d’idées, ces « commissions de métiers » devront permettre l’expression de tous, en même temps que la mise au jour des difficultés et des propositions de solutions.
Ce que je souhaite : développer cet esprit d’un apport et d’une réflexion par des professionnels pour les professionnels !
Structurer et développer doit amener nécessairement à nous affirmer.
L’OTRE doit davantage s’affirmer. Partout où elle doit être, notamment lorsque la loi lui en donne la possibilité, au titre de sa représentativité, elle doit légitimement être présente. Nous le serons.
De nombreux dossiers assombrissent l’avenir de notre branche professionnelle et ils seront la priorité de mon engagement.
Nous avons de vraies différences d’approche politique avec les autres organisations professionnelles et nous devons encore les affirmer. Nous représentons des PME et TPE, dirigées par les chefs d’entreprise qui les détiennent. Ces chefs d’entreprise souhaitent préserver et développer leur outil de travail en France, avec leurs salariés.
Nous avons donc une approche sur les questions de concurrence, de cabotage, du social franco-français et de son aménagement, de la régulation du secteur, différente de celle des groupes financiers du transport routier, nous devons à chaque fois que nécessaire l’affirmer, tout en travaillant à l’unité de la profession.
Le dossier de la taxe kilométrique est éminemment important pour le transport routier de marchandises, nous nous devons d’évaluer si les modalités d’application de paiement de la taxe et de sa répercussion par une majoration du prix de transport est oui ou non, neutre pour le transporteur.
Pour l’instant, ce n’est pas le cas, je m’engage à vous écouter et à prendre les décisions qui s’imposent.
La question du cabotage et de son éventuelle libéralisation doit elle aussi être traitée, nous devons obtenir les conditions de son contrôle strict.
Enfin, nous savons que le principal poste de concurrence déloyale en Europe et en France est celui du social, l’organisation du travail, sa rémunération et les charges qui alourdissent son coût.
Enfin, les questions de protections sociales doivent être réformées, nous devons peser de tout notre poids dans les négociations paritaires, sur ces sujets. Là aussi, nous avons à affirmer nos différences, relations franches et directes avec les syndicats de salariés, tout en rappelant la réalité de terrain.
Voilà ma feuille de route résumée, dans les grandes lignes, par ces trois verbes.
L’ensemble de ces propositions d’avenir ont un unique objectif : faire de l’OTRE le porte-parole des chefs d’entreprise des PME de notre secteur, le relai de leurs difficultés et de leurs revendications.
L’OTRE n’existe pas pour elle-même. Son but n’est pas d’avoir des positions dogmatiques ni de se faire une place dans la politique professionnelle parisianiste, encore moins d’assurer à ses représentants, des postes honorifiques, voire des rentes de situation…
Son but reste d’obtenir l’environnement social, réglementaire et fiscal favorable au développement de nos entreprises. En clair, l’objectif final reste de travailler à l’intérêt général des transporteurs quel que soit leur métier.