Une des grandes interrogations de la profession s’est solutionnée cette semaine, en grande partie. En effet, mercredi dernier, sous les ors de l’hôtel de Roquelaure qui loge notre secrétariat d’État aux transports, a été pérennisé le régime de congé de fin d’activité des conducteurs routiers. Notre emblématique CFA va vivre !
Pourtant, toutes les rumeurs ont couru depuis le passage de l’âge légal de la retraite à 62 ans. Le CFA allait disparaître ; il allait être réduit de moitié dans la durée, compte-tenu de son coût pour les finances publiques de l’État, etc. Mais finalement, et heureusement, la raison l’a emporté et le régime tel qu’il était défini perdure, avec
quelques adaptations.
Et c’est une bonne chose ! Cela démontre, à contre-courant de ce qui est véhiculé dans l’opinion publique par les lobbies anti-camion, que notre profession est loin d’être archaïque, bien au contraire.
Nous pouvons être fiers d’avoir su accepter et développer au cours du temps, un arsenal de protections sociales. Les salariés du transport routier sont aujourd’hui parmi les mieux protégés du secteur privé, et ce en accord avec le monde patronal. Mais aujourd’hui, nous devons le faire savoir. De là, dépend aussi notre attractivité future auprès des jeunes qui aujourd’hui sont en recherche de ce type de prestations, et non plus seulement d’un bon salaire.
Cependant, tout n’est pas fait. Il reste aux partenaires sociaux à trouver la bonne solution pour ceux des conducteurs qui se trouvent aujourd’hui dans une situation instable, compte-tenu de leur
âge, de leur droit à bénéficier du régime et du passage de la retraite à 62 ans. Et si les partenaires sociaux trouvent le bon compromis, l’État devra se fondre dedans et prendre aussi sa part de responsabilité. Même si tous ces équilibres sont fragiles.
C’est pourquoi, il nous faut raison garder ! Et à ceux qui envisageraient de pousser le bouchon plus loin afin de se faire mousser ou de tenter de reprendre un pseudo leadership, inutile à la profession, faîtes attention à ne pas rouvrir la boîte de Pandore. Cela ouvrirait une autoroute à nos chers amis de Bercy, si prompts à gratter 4 sous publics, pour revenir sur ce que nous avons su maintenir avec notre ministère de tutelle, et mettre fin au CFA.
L’OTRE a fait son choix : celui de la protection sociale des collaborateurs des entreprises de transport routier. Parce qu’un salarié qui se sent bien dans son entreprise, est un salarié qui sera plus efficace pour elle.
Lire la suite